Radio Of Magic Disney

 En raison de la nécessité d’anticiper cette Assemblée Ordinaire, compte-tenu des récents événements financiers l’automne dernier, Euro Disney S.C.A. a fait le choix de l’installer hors de Disneyland Paris, les centres de congrès étant réservés pas divers clients particuliers durant plusieurs semaines.

Assemblée Générale des Actionnaires

Pour commencer, l’actionnariat fut accueilli à partir de 13h30 pour les formalités administratives afin de récupérer les boîtiers de votes, avec lesquelles étaient remis le rapport d’activité de l’année passée, le badge d’accès et 2 places 1 jour / 2 parcs valables 6 mois. En attendant l’ouverture de la salle, l’ensemble des actionnaires était invité à prendre un café dans un espace dédié, dans lequel ils pouvaient rencontrer la nouvelle équipe Ambassadeurs Disneyland Paris 2015-16 (Romina Grochow et Sonia Demay), qui se prêtaient très gentiment au jeu des photos !

Un regret, et non des moindres, celui de ne pas avoir pu approcher Tom Wolber (Président-Directeur Général d’Euro Disney S.C.A.) et Mark Stead (Directeur adjoint aux Finances d’Euro Disney S.C.A.) afin d’échanger directement, comme les actionnaires étaient habitués avec Philippe Gas (ex-Président-Directeur Général d’Euro Disney S.C.A.).

Les portes de la salle de l’Assemblée Générale se sont donc ouvertes à 14h30. Le rendez-vous annuel de l’actionnariat a démarré sur les coups de 15h00. Découvrez notre synthèse de l’Assemblée.

Gilles Dobelle, en qualité de Directeur aux Affaires Juridiques d’Euro Disney S.C.A., a prit la parole pour ouvrir la séance afin de procéder aux formalités légales et énumérer les résolutions à l’ordre du jour, pour lesquelles les actionnaires étaient appelés à voter en fin de séance.

Puis vint le tour de Tom Wolber, PDG de la société exploitante depuis septembre 2014. Il prit la parole et demanda aux actionnaires de se lever afin d’observer une minute de silence en mémoire des victimes et des blessés des tragiques événements survenus la semaine dernière. Il s’est ensuite présenté à l’assemblée et a rappelé qu’il était présent lors de l’ouverture de la destination parisienne en 1992, affirmant par la même occasion un certain enthousiasme à l’idée de reprendre les rennes du navire. Le PDG parle couramment quatre langues : l’anglais, le français, le néerlandais et l’allemand.

Tom Wolber nous parle de Disneyland Paris

Tom Wolber a consacré les vingt cinq dernières années de sa carrière au sein du groupe de Mickey. Il est diplômé de l’école de science appliqué de Breda NHTV Internationale Hogeschool promotion 1986.

– 1990 – 1993 : il gravit dans les échelons dès le début de sa carrière dans la destination Disney francilienne ; il s’occupera notamment pour l’ouverture de la construction de l’hôtel Disney’s Davy Crockett Ranch ;

– 1994 : toujours sur le sol français, il y prend la tête des Clubs de Vacances Disney ;

– 1995 : son arrivée aux Etats-Unis lui permet de bifurquer sur la filiale californienne des Disney Vacation Clubs ; il supervisera la même année la construction du deuxième paquebot de la flotte Disney Cruise Line en Italie ;

– 1999 – 2004 : occupe les fonctions de numéro 2 du troisième parc à thèmes de Walt Disney World Resort, Disney MGM Studios ;

– 2004 – 2013 : il devient Vice Président en charge des Opérations de la division Disney Cruise Line, où il participera dès 2009 au lancement de l’expansion de la flotte avec la construction du Disney Dream et du Disney Fantasy ;

– février 2013 – mars 2014 : en qualité de Senior Vice President, il gère Dowtown Disney et Disney Sports Enterprises depuis Orlando ;

– mars 2014 – septembre 2014 : occupe la fonction de directeur général adjoint Opérations & Transport de Walt Disney World Resort, une tâche cruciale pour cette destination puisqu’il s’agit de superviser la trentaine d’hôtels Disney du Resort et le réseau de transports qui en découle. Il a été également à l’initiative du développement de Disney Springs.

Il est revenu rapidement sur les résultats du dernier exercice, où le chiffre d’affaires a diminué de 2,00 %, avec une baisse du taux d’occupation des hôtels, en partie dû à la fermeture de 10% de la capacité hôtelière pour réhabilitation. Le dépense par visiteur a cependant augmenté de 5%. La société représente 6.2% des devises des acteurs du tourisme en France.

Il a ensuite abordé les projets futurs que connaîtra la filiale française Walt Disney Parks & Resorts dans les années à venir tels que le complexe éco-touristique Villages Nature co-financé par Euro Disney S.C.A. et Pierre & Vacances – Center Parcs, qui ouvrira en 2016. M. Wolber a tenu à remercier Philippe Gas pour son engagement et son leadership durant les années où il était à sa place. Rappelons que ce dernier s’attelle désormais à une toute autre tâche du côté de Shanghaï Disney Resort.

Des investissements dans des parades et spectacles Disney

Les investissements sont, pour le nouveau PDG, un incontournable afin de faire venir les visiteurs :

– Ratatouille : L’Aventure Totalement Toquée de Rémy, qui démontre la créativité et l’imagination dont font preuve les imaginieurs. L’attraction vient de franchir la barre du million de visiteurs en terme de fréquentation.

– La Balade Printanière, l’un des éléments clefs de la relance de l’Entertainment.

Ces investissements, qui ont contribué à l’augmentation de la satisfaction des visiteurs, vont continuer dans les années à venir et cela grâce à la recapitalisation de la société, qui permettra de préparer au mieux, dans les trois prochaines années les 25 ans de Disneyland Paris. Cela passera par la poursuite des réhabilitations des infrastructures existantes : Attractions, Boutiques, Hôtels, Restaurants… Ces différents investissements ont déjà porté leurs fruits par l’augmentation significative de la Satisfaction du Visiteur et donc un panier moyen de dépense par visiteur plus conséquent, précise-t-il.

L’un des engagements prioritaires de Tom Wolber est l’investissement en masse dans le dynamisme du Resort par les spectacles et les interactions avec les visiteurs. Cela se concrétisera dès la fin du mois mai avec l’arrivée d’une toute nouvelle production vivante sur les planches du Chaparral Theater à Frontierland, sur un thème on ne peut plus attrayant,avec le film de la liste des films Disney La Reine des Neiges. C’est dans cette approche et ce tournant majeur pour la destination parisienne que Tom Wolber a ainsi pensé 2015, l’idée d’une réinvention dans la continuité des investissements entrepris depuis 2012. Des éléments notables cités par Wolber en veulent pour preuve : la réhabilitation technique de l’attraction Indiana Jones et le Temple du Péril en 2014, la rénovation complète du Disney’s Santa Fe, du Disney’s Davy Crockett Ranch (avec le remplacement des deux tiers des bungalows dont 100 % des bungalows originaux), du Disney’s Sequoia Lodge (et l’apport d’une nouvelle gamme Golden Forest Club), du Disney’s Newport Bay Club (à la moitié), soit plus de la moitié du parc hôtelier Disney, le lancement de la rénovation des bâtiments de Main Street, U.S.A… Disneyland Paris compte également accueillir cette année son 300 millionième visiteur.

Dans cette présentation en vidéo, Kat de Blois, Directrice Artistique des Parcs, promet aux visiteurs une amplification des saisons au complet en 2015 (La Balade Printanière, Frozen Summer Fun, Le Festival Halloween Disney et Le Noël Enchanté Disney). « Les méchants n’ont pas dit leur dernier mot », précise-t-elle à propos de la saison automnale, qui a rencontré un vif succès auprès des fans des Méchants Disney. La rencontre La Cour de Maléfique et La Promenade des Méchants Disney devraient donc s’étoffer en 2015.

Mais ce n’est pas tout, un travail important dans cet esprit a été effectué en amont depuis 2009 : la réfection des sols du Resort (Hôtels, esplanade, entrées et allées des Parcs…), la rénovation du Château de la Belle au Bois Dormant, du Galion du Capitaine Crochet, du Bureau Passeport Annuel, de boutiques de Main Street, U.S.A (incluant l’ouverture de Flora’s Unique Boutique), du restaurant Colonel Hathi’s Pizza Outpost, du bateau à roues à aubes Molly Brown, à différents aménagements dans les Parcs comme l’attraction Meet Mickey Mouse – Rencontre avec Mickey, la file d’attente pour Personnes à Mobilité Réduite de Big Thunder Mountain et les accès Poussettes / PMR dans les allées du Parc, le lancement de la rénovation des bâtiments de Frontierland, l’intensification des « petits » travaux dans le Resort, l’évolution des entrées au niveau de l’esplanade, la rénovation des extérieurs du Resort (gare routière, tapis roulants, parkings, Services Pour Animaux De Compagnie…), la thématisation et dissimulation des infrastructures techniques de Disney Dreams! dans le Parc Disneyland, la réhabilitation technique et scénographique de Pirates of the Caribbeans, la modernisation de l’entrée et de la file d’attente de Crush’s Coaster, la rénovation du Château d’Eau-Reilles, la mise en place d’une politique pour repenser le Parc Walt Disney Studios, l’ouverture de la boutique World of Disney, un investissement considérable dans la réfection des saisons de Disneyland Paris (décors, Entertainement, Rencontres, Animations…), des plans d’urgence du côté du Disney Village (réfection des sols, des animations…), une communication elle aussi repensée dans son ensemble…

Tom Wolber profite donc cette allocution pour remercier l’ensemble des Cast Members pour leur implication quotidienne à faire vivre la Magie Disney aux visiteurs. Il achève enfin son discours par un point bref sur la recapitalisation à hauteur d’un milliard d’euros d’Euro Disney S.C.A., nécessaire selon lui pour continuer sur cette lancée. C’est dans cette idée que Disneyland Paris pour toujours se transcender. Il renouvelle ainsi sa confiance à l’ensemble de ses équipes et vise l’avenir (les 25 ans et plus loin…).

Mark Stead, Directeur adjoint aux Finances de la société en commandite est ensuite intervenu. Rappelons que c’est lui qui avait annoncé en octobre 2014 qu’Euro Disney S.C.A. allait

« lancer un vaste plan de rénovations sur trois ans, qui va toucher une dizaine d’attractions dont les plus grosses ». « On a investi 420 millions d’euros sur les trois derniers exercices et on va dépenser 40% de plus sur les 3 ans à venir » – soit près de 590 millions d’euros -, avait-il dit à cette époque.

La Stratégie économique de Disneyland Paris

Une stratégie économique qui a payé puisqu’elle a fait bénéficier au volet commercial de l’entreprise une nette augmentation de la satisfaction du visiteur depuis 2012, l’expérience de ce dernier étant au centre des préoccupations de la direction. Mark Stead a ainsi rappelé les derniers chiffres et appuyé les propos optimistes du Président-Directeur Général. Pour lui, le dernier trimestre de l’exercice est encourageant et le premier trimestre de l’exercice 2015 (qui s’est terminé le 31 décembre) devrait avoir un chiffre d’affaires meilleur que la prévision.

Il est ensuite revenu sur le projet de recapitalisation en expliquant les différentes phases. Vous trouverez les mêmes explications dans cette vidéo (à ne pas diffuser aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, en Australie ou au Japon) :

Discours de Mark Stead :

« Merci Tom.

Mesdames, messieurs, bonjour.

Vous le savez, Tom l’a mentionné, le contexte économique en Europe, et notamment en France, a été difficile l’année dernière. Mais nous restons mobilisés. Depuis maintenant deux ans nous avons réorienté notre stratégie vers une approche beaucoup plus focalisée sur la qualité de l’expérience Disney offerte à nos visiteurs afin d’augmenter la dépense par visiteur. La qualité de l’expérience visiteur est l’élément le plus important pour notre succès à long terme. En faisant mieux, nous voulons faire plus.

Pour l’activité parcs à thèmes, la dépense moyenne a augmenté de 5% à presque 51 euros. En termes de chiffre d’affaires, cette hausse de la dépense moyenne a compensé la baisse de 800 000 visiteurs cette année.

Pour les hôtels, le taux d’occupation passe de 79% à 75% et la dépense par chambre est en léger recul. Ces réductions reflètent l’impact de la situation économique, des travaux de rénovations de l’hôtel Newport Bay et la hausse de la TVA, passée de 7 à 10% cette année.

Notre chiffre d’affaires pour 2014 est en baisse de 2%.

Nos charges sont stables. Elles ont progressé de seulement 0,6%, en ligne avec l’inflation. La baisse de la fréquentation a eu comme effet la réduction de certaines charges. Ceci nous a permis de compenser la hausse des coûts liés aux nouveaux contenus, comme Ratatouille ou Le Festival du Printemps. Ces charges additionnelles sont nécessaires pour améliorer encore la qualité de l’expérience. Nos visiteurs apprécient nos efforts, la satisfaction a progressé de 3 points cette année.

Compte tenu de la baisse de notre chiffre d’affaires, L’EBITDA est en baisse de 30 millions d’euros. La perte nette consolidée s’établit à 114 millions d’euros.

Nous ne sommes pas satisfaits de ces résultats, bien sûr, mais nous sommes convaincus que nous avons la bonne stratégie pour inverser la tendance de ces dernières années.

L’augmentation de notre chiffre d’affaires du dernier trimestre de 2014, grâce aux investissements réalisés dans la qualité et l’ouverture de notre nouvelle attraction Ratatouille, est encourageante. Pour le premier trimestre de l’exercice 2015, notre chiffre d’affaires devrait être meilleur que prévu. Ce résultat nous donne un peu plus de confiance même si nous restons vigilants du fait de l’environnement économique qui reste fragile.

Au 30 septembre, le groupe disposait d’une trésorerie de 49 millions d’euros et d’un accès à 200 millions d’euros de ligne de crédit non utilisé.

Je vous l’ai dit. Nous sommes confiants, car nous avons la bonne stratégie. Notre prochain objectif est 2017 et notre 25ème anniversaire. Nous devons être prêt pour cet événement historique mais cela nécessite d’améliorer notre structure financière, aujourd’hui fragilisée par 6 années de crise économique.

Ces derniers mois, nous avons étudié, avec le soutien de Disney, une solution avec deux objectifs en vue : d’abord, améliorer notre trésorerie, et ensuite réduire notre endettement. Nous devons augmenter nos investissements dans la qualité de l’expérience Disney offerte à nos visiteurs mais, nous devions chercher une solution qui respecte au mieux les intérêts de tous nos actionnaires.

Le projet de recapitalisation proposé nous permettrait d’augmenter nos liquidités et de réduire notre dette. En réduisant de façon considérable notre dette, nous allons redonner à l’entreprise la capacité d’investir.

Concrètement, trois éléments à garder en tête :

d’abord, une augmentation de capital d’environ 420 millions d’euros, dont 351 millions d’euros au niveau d’Euro Disney S.C.A., ouverte à tous les actionnaires et soutenue par The Walt Disney Company ;
deuxièmement, la réduction d’une partie de la dette en échange d’actions nouvelles pour 600 millions d’euros ;
et troisième élément, un report du remboursement des prêts restants jusqu’en décembre 2024.
Nous allons retrouver la capacité de manœuvre qui nous faisait défaut.